« Que vaut un nom qu'on s'est donné soi-même ? »
1804. L'Empire se couronne, et avec lui s'élèvent des hommes que la naissance n'avait promis à rien. Julian est de ceux-là. À Austerlitz, à Iéna, dans la neige rouge d'Eylau, il ne gagne pas que des batailles : il gagne le droit d'exister. Au bout du chemin, un bâton de maréchal — et cette question vertigineuse : que vaut un nom qu'on s'est donné soi-même ?
Mais la gloire a son revers. Pendant qu'il sert l'Empereur, Sarah tient seule la maison, élève leurs enfants et veille sur ce qui ne doit jamais se dire. Car ce couple porte un secret — et la grandeur est parfois le plus sûr moyen de se trahir quand on a tout intérêt à disparaître.
L'histoire d'un homme qui a tout conquis, sauf le droit de l'avouer.
« L'odeur arriva avant le château. »
Juillet 1804. Sarah revient au château de La Roche-Aymon, deux ans après le début des travaux : le toit tient, les ardoises sont neuves, les ronces de la cour ont disparu. Henri, quatre ans, descend de la berline pieds nus et traverse en courant la cour de la maison dont on lui a pris le nom.
Lire les premières pagesLe Tome II s'ouvre au lendemain du sacre de Napoléon, en 1804, et accompagne l'Empire à son apogée militaire. Austerlitz en décembre 1805, Iéna à l'automne 1806, puis la campagne de Pologne et la bataille d'Eylau livrée dans la neige, en février 1807 : autant de victoires qui font et défont les hommes, et qui portent Julian Moreau jusqu'au bâton de maréchal.
Comme pour le premier tome, les batailles, les dates et les décrets sont documentés. Les figures réelles — Napoléon, Davout, Murat, Talleyrand — n'apparaissent que là où les archives le permettent. Les Moreau, les Vernay, les Mareuil vivent dans l'interstice, à hauteur d'homme.
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